Grossesse

Mon accouchement

19 octobre 2017

Voilà un moment que je n’ai rien publié. Je m’en excuse, la vie va tellement vite depuis l’arrivée de mon fils ! Et j’avoue que je ne savais pas trop sur quel sujet, je pouvais échanger avec vous.
Mamans, futures mamans, je m’en vais vous raconter mon accouchement et vous faire part de cette expérience qui a changé ma vie pour toujours !

Tout à commencé fin septembre 2016. Après une grossesse sans aucun ombrage (je n’ai pas eu ni nausée, ni autres effets indésirables liés à la grossesse, je m’estime très chanceuse ! Bon, j’avais quand même de très gros sautes d’humeur, il ne fallait pas venir m’asticoter, je m’énervais au quart de tour ! :-D).

Vers 5 heures du matin, je suis réveillée par de petites douleurs au ventre, chose qui ne m’arrive jamais. Tiens, tiens, me dis-je, que se passe-t-il ? C’est ça une contraction ? Le terme était prévu dans 10 jours. Quelques minutes après, de nouvelles petites douleurs parcourent mon ventre. Et encore quelques minutes après, rebelotte. Je réveille donc mon cher et tendre en lui disant, je crois que c’est maintenant ! Sur les conseils de la sage-femme qui m’a aidée à préparer mon accouchement, je vais prendre une douche, me prépare relativement tranquillement pendant que Monsieur prend son petit déjeuner. Puis nous prenons le chemin de la clinique, les douleurs se font plus intenses.

Arrivés à la clinique, la sage-femme qui nous accueille nous indique que le travail a commencé. Mais qu’il y avait de fortes chances que je n’accouche pas dans cette clinique, car beaucoup d’accouchements ont eu lieu ici ces derniers temps et qu’il y a un manque de place. Je montre mon mécontentement car c’est ici que je voulais accoucher ! Après un monitoring de contrôle, elle me dit d’aller me balader dans la clinique si je me sens bien et de revenir plus tard. Mon compagnon et moi allons prendre un petit déjeuner dans le hall de la clinique (deuxième petit déj pour Monsieur et juste un jus d’orange pour moi). Les contractions se font plus rapprochées et plus intenses, nous retournons vers le service naissance de la clinique.

La gentille sage-femme qui a vu que j’étais attristée de ne peut-être pas pouvoir accoucher dans cet endroit que j’avais choisi, me dit qu’elle m’a trouvé un lit et que je pouvais m’y installer. Soulagée, je ne mis pas longtemps à réclamer la péridurale (oui, je suis douillette :-D). Une fois posée, je me sens mieux. Petite parenthèse sur la péridurale : j’ai entendu ça et là que la pose faisait très mal. J’avais donc peur lorsque l’on me l’a administré mais j’avoue ne rien avoir sentie du tout !
La sage-femme qui m’examine me dit que les choses vont vite pour un premier bébé, c’est selon elle une chance et que mon bébé arrivera certainement vers 11 heures. Il est 8h30. Je suis ravie d’entendre ça, me disant que je ne souffrirai pas longtemps ! Pour tout vous dire j’avais très peur de l’accouchement naturel. Pas mal de contractions, de douleurs et de doses d’anesthésiants plus tard, la sage-femme qui m’examine à nouveau me dit qu’il faut laisser à ce petit bout le temps de faire son chemin et qu’il sera sans doute avec nous vers 14 heures. Nous attendons donc patiemment (dans la mesure du possible !).

Vers 14 heures, la sage-femme, accompagnée d’une collègue et si je me souviens bien d’une puéricultrice entrent dans la chambre et me dit qu’on y va, qu’il va falloir pousser. Après 3/4 d’heures de poussées où l’on me dit : « c’est génial ce que vous faites ! » (je me suis sentie géniale, comme elle le disait, jusqu’à ce que je me rende en compte en regardant les émissions de télé sur les accouchements, que toutes les sage-femmes disent ça ! 😀 ), la personne qui dirigeait les opérations m’a indiqué que mon bébé était bloqué dans mon bassin et qu’il fallait qu’elle aille chercher des ventouses pour l’aider un peu. Je la vois revenir avec un appareil bizarre et un chirurgien qui se présente et m’examine. Epuisée et sentant une gène en plein milieu de mon bassin (mon bébé), je gigote dans tous les sens. Celui-ci me dit avec beaucoup de tact et en me déculpabilisant qu’il allait falloir pratiquer une césarienne en urgence, mon bébé étant bloqué dans la seconde partie du bassin et qui plus est, il a son petit bras levé et près de sa tête (geste qu’il reproduira beaucoup par la suite après sa naissance).

Ni une, ni deux, on me présente à une nouvelle anesthésiste qui me dit je ne sais quoi et on m’emmène au bloc assez rapidement. Dans cette salle, beaucoup de monde s’y trouve déjà (au moins 5 ou 6 personnes). L’anesthésiste reste près de moi et me pose des questions sur le sexe du bébé, son prénom, comment avons-nous aménagé sa future chambre… Bref me parle pour me détendre, ça fait du bien.
Quelques minutes après, j’ai la chance de voir mon compagnon arriver avec sa blouse et sa charlotte. J’ai su après à la suite de discussions avec mon entourage que j’avais eu de la chance de l’avoir près de moi et lui de pouvoir tout de même assister à l’accouchement car en cas de césarienne, toutes les cliniques et hôpitaux n’acceptent pas les futurs papas.
En quelques minutes et après avoir eu l’impression d’avoir été tirée dans tous les sens et que plusieurs personnes se sont assises sur moi comme si j’étais un canapé (sans aucune douleur :-)), mon fils est enfin là !
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Mon accouchement

A 15h29, mon compagnon et moi faisons la plus belle rencontre de notre vie ! On me présente A. rapidement, je pleure de joie, le nouveau papa aussi. Puis on l’emmène pour les soins d’usages. Papa le suit. Je reste ensuite dans cette salle où on me recouds et où le chirurgien me fait à nouveau un discours sur le fait que ce n’est pas de ma faute, que ça arrive, que je n’ai pas à me sentir coupable… Je crois que beaucoup de femmes redoutent la césarienne et veulent accoucher par voie basse afin d’être maîtresses de leur accouchement, d’où ce discours pour mettre du baume au coeur des jeunes mamans qui n’ont pas pu le faire.
En ce qui me concerne, ayant peur d’accoucher naturellement, je ne me suis pas sentie concernée et plutôt ravie d’être passée par là ! Si j’avais pu choisir d’accoucher par césarienne, je l’aurais fait comme cela est le cas dans certains pays du monde. Attention, je ne banalise pas l’acte chirurgical qu’est la césarienne mais ayant tellement peur d’avoir mal, je m’étais mis en tête que la césarienne devait être moins douloureuse. Pour expliquer la naissance de mon fils par césarienne, certains me diront que j’ai peut-être transmis cette peur à mon bébé, c’est pourquoi il n’a pu (ou voulu) sortir naturellement. Là, je n’en sais rien, je ne suis pas devin ou psychologue ! 😀

Après s’être occupée de moi, on m’a transféré dans une pièce dans laquelle se trouvait mon fils (terme très bizarre à dire les premières fois ! ) et mon compagnon. Ne pouvant le prendre dans mes bras (je tremblais dans tous les sens et à vrai dire, j’étais assez effrayée), j’observais cette scène inédite : mon homme donnant le biberon a un petit être qui pleurait… Je suis restée à les regarder pendant de longues minutes sans pouvoir cesser de trembler depuis le lit où je me trouvais (un trop plein d’anesthésiants ?) en me disant « bon ça y est, tu es maman ! » Mélange de bouffées de bonheur, d’amour, d’appréhension, de joie immense !

Et vous, comment avez-vous vécu votre accouchement ?

Mon accouchement

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